
Batifolant dans les dernières manifs anti-Fillon, nous constatâmes horiffié-es quelques égarement virilistes, sexistes et homophobes. « Fillon, on t’encule ! » « Fillon, serre les fesses, on arrive à toute vitesse ! » Avons-nous mal compris, s’agissait-il d’attirances sexuelles envers notre vilain ministre de l’éducation nationale ?
Y en a marre du militantisme viriliste, qui consiste à prendre ses couilles, à se les mettre sur la tronche en hurlant porcinement « On encule le système !!! ». Ce genre de slogans exprime la violence de notre société sexiste et hétéro-patriarcale ainsi que l’oppression vis-à-vis de celles et ceux qui tentent d’en sortir : bisexuel-le-s, transexuel-le-s, lesbiennes, gays, etc...
Notre système éducatif subit encore aujourd’hui une division sexiste : séparation entre les matières productives « sérieuses » (sciences dures accaparées par les garçons) et les matières non productives « frivoles » (attribuées aux filles). Le système capitaliste contre lequel nous luttons est bâtit sur l’exclusion des personnes voulant sortir du schéma homme viril/femme soumise (travail, famille, patrie...).
Le saviez-vous ? Le terme homosexualité est apparu lors de l’explosion du capitalisme, au XIX°s. La logique productiviste exigeait alors une séparation nette entre les productifs et les déviants (homos, drogué-e-s, handicapé-e-s...).
Pour renverser le système renversons le sexisme, le virilisme et l’homophobie. Développons des pratiques affectives et sexuelles alternatives.