
Aujourd’hui, toute la communauté se trouve réunie : « Pour l’égalité des droits marchons en 2006, votons en 2007 ».
Toute la communauté ? A condition, d’être un homme, jeune, blanc, aisé, bodybuildé-épilé et fashion. En regardant les éphèbes qui défilent sur les chars à grand renfort de megawatts, on se demande où sont les Trans, les Bi-e-s et les Lesbiennes de TBLG*, les handicapé-e-s, les malades, les non-blanc-he-s, les gros-ses, les poilu-e-s, les plus de 50 ans, les sans papier-e-s, etc. Comment, alors qu’elle revendique l’égalité, la marche peut-elle reproduire l’invisibilisation quotidienne de tou-te-s celles/ceux de la ‘communauté’ qui ne rentrent pas dans les cadres ?
Consomme, vote et tais-toi Le comité d’organisation de cette pride nous vend aux politiques, aux commerces, marchandise nos corps et drague cette grande homophobe devant l’éternel : l’église catholique (cf programme).
Non à la marchandisation des TBLG par le capitalisme et le patriarcat ! Tou-te-s les TBLG ne se retrouvent pas dans les boîtes et les bars commerciaux. Ces îlots offrent quelques espaces de liberté surveillée où l’on vit selon des normes bien précises, et l’illusion d’atteindre l’égalité et d’exercer ses droits par l’accès à la consommation. Cette ultra-commercialisation invisibilise nos cultures et nos identités politiques et n’hésite pas à entraver d’autres lieux de socialisation non capitalistes accessibles à tou-te-s. Cette année plus que les autres, nombre de militant-e-s et associations désertent ou ont fait le choix de boycotter ‘l’événement’ ne se retrouvant pas/plus dans la forme et les revendications de la marche. Face à cette stratégie intégrationniste, refusons la dépolitisation de nos luttes et continuons à nous battre !
Les luttes TBLG ne sont pas une ligne dans un programme politique ! Appeler à voter en 2007, c’est reconnaître la légitimité d’un système politique qui invisibilise les identités au nom du ‘modèle républicain à la française’. Nous sommes li-bi-ertaires ! Pour nous, l’engagement politique prend place dans la vie de tous les jours : dans la lutte contre les violences à l’encontre des TBLG comme de toute personne opprimée, dans la solidarité pour faire face aux patriarches et fascistes de tous poils et dans l’organisation d’actions directes et collectives. Pour renverser le système, développons des pratiques affectives et sexuelles alternatives !
Bonjour,
Je ne connaissais pas votre association, je l’ai découverte par le tract que vous avez distribué à la gay-pride "Consomme, vote, et tais-toi", et j’ai visité ensuite votre site internet. J’ai une montagne de choses à vous dire. Tout d’abord, je suis assez globalement d’accord avec les idées que vous véhiculez, et je souhaite bonne chance et bonne continuation aux Bi-zard-e-s. J’ai été particulièrement ravie de votre texte sur le fait "d’enculer villepin" !! (cependant, vous écrivez "t’es-tu déjà demandé pourquoi tu ne réagis pas quand sont repris des slogans comme Villepin on t’encule".... Mais qu’en savez-vous que nous ne réagissons pas ?? J’ai assisté heureusement et à plusieurs reprises à d’habiles réactions à ces slogans là en pleine manif !) Je vous remercie toutefois pour cet article hautement nécessaire.
Néanmoins, je souhaiterais réagir sur un certain nombre de points qui me "chiffonnent"... Particulièrement en ce qui concerne le tract que vous avez distribué à la gay-pride...
Dans le premier paragraphe, vous regrettez que "toute" la communauté TBLG ne soit pas représentée... Votre constat comporte d’abord quelques erreurs (inévitables évidemment puisque vous avez écrit le texte avant la gay-pride) : cela fait plusieurs années déjà que sont présents à la gay-pride les transexuel-le-s, les non-blanc-he-s, et les filles, qu’elles soient lesbiennes ou bies (je vois mal comment vous pouvez percevoir la non-représentation des bi-e-s, d’ailleurs, la sexualité n’étant pas écrite sur le front). D’autre part, ce samedi 17 juin, j’ai eu le plaisir de voir, et vous avez du le voir aussi, une représentation des TBLG sans papiers... Mais soit. Vous avez raison, handicapé-e-s, malades, gros-se-s, certains restent encore dans l’invisibilité. Or...pourquoi tout simplement ces personnes ne viennent pas à la marche ???? C’est à ces personnes qu’il faut envoyer ce tract ! Pourquoi les personnes présentes à la gay-pride devraient-elles culpabiliser de l’absence de certains ?? Contrairement à ce que vous semblez dire, la gay-pride n’est pas un carcan fermé, excluant les malvenus, la gay-pride n’est que ce que nous en faisons au gré des représentations présentes chaque année. Si jusqu’à présent, cette marche ressemble un peu trop à une réunion de clubbers de discothèque (ce que je regrette aussi, car ce n’est pas ma tasse de thé), c’est tout simplement parce que ce sont peut-etre ces gens là (les clubbers) qui se montrent le plus ! Que l’on aime ou pas (et je répète que je n’aime pas), on ne peut pas le leur reprocher. Si nous voulons enrichir la gay-pride, ...eh bien nous n’avons qu’à y aller nous aussi !! La Gay-pride en elle même n’est pas responsable de l’invisibilisation. Ce n’est pas au comité d’organisation d’aller chercher chez eux les plus de 50 ans et les gros-se-s s’ils ne veulent pas se montrer. (et oui car s’ils ne se montrent pas, on ne sait evidemment pas où aller les chercher chez eux, question de logique)
L’autre point de votre tract qui me chiffonne, et je dirais meme là, me choque, c’est votre critique envers le fait d’appeler à voter en 2007. Je dirais meme que je trouve cela assez grave, et surtout incohérent avec votre discours. En effet, vous dites refuser "la dépolitisation de nos luttes". Comment pouvez-vous soutenir une idée si noble, tout en affirmant que voter ne fait que cautionner un système qui nous exclut ?? Vous dites que pour vous "l’engagement politique prend place dans la vie de tous les jours". Heureusement, et vous avez raison, mais sachez que la Politique au sens noble du terme, c’est précisément cela : se préoccuper au quotidien de la vie de la Cité. Le mot politicien est malheureusement devenu péjoratif, et amalgamé au fait de porter une cravate et parler la langue de bois à la télé. Mais tout comme pour la question des représentations à la gay-pride, il ne tient qu’à nous de changer ce qu’est la politique en France. Evidemment, on peut toujours continuer à parler de "tous pourris", mais cela reste stérile si on ne propose pas autre chose à la place. L’idée va vous paraitre bien saugrenue, mais pourquoi ceux qui ont des idées, et peut-etre certains d’entre vous, ne se présenteraient pas tout simplement à des élections ? Il n’y a pas 36 solutions, si l’on veut changer le système, il faut d’abord l’infiltrer et le révolutionner de l’intérieur. Votre slogan "(consomme), vote, et tais-toi" est un bel oxymore : voter, ce n’est pas se taire, c’est tout le contraire. Enfin, pour votre information, sachez que si Mittérand n’avait pas été élu en 1981, l’homosexualité serait toujours cataloguée comme une tare pathologique, et nous serions loin aujourd’hui des débats sur la gay-pride, des questions de représentation, et de votre site-internet.
J’espère que vous ne considérez pas mon mail comme une agression, ce n’est pas du tout ce que je veux. Je souhaite juste débattre avec vous de ces points là, et j’attends votre réponse, car je le répète, je vous soutiens vraiment cordialement. Pour résumer globalement ce qui me chiffonne, c’est que j’ai l’impression que parfois quand la lutte pour la tolérance devient passionnée (je ne doute pas de votre engagement), on en oublie de soigner la forme, et quelques maladresses peuvent paraitre paradoxalement comme de l’intolérance ! Je ne vois pas en quoi le programme de la gay-pride drague l’église catholique... le programme ne fait que soutenir une minorité que vous semblez nier : celles des chrétiens TBLG, ou TBLG-friendly...qui existent tout autant que les autres "invisibles", et c’est tant mieux ! (et je précise que je suis profondément athée, et que je n’ai que faire de dieu, du pape, ....etc) Je vois aussi une légère intolérance de votre part quand vous évoquez les "éphèbes qui défilent sur les chars à grand renfort de megawatts". Outre le fait que le terme "éphèbe" est quelque-peu péjoratif, la tolérance c’est aussi d’accepter qu’eux aussi existent ! et meme si on les juge trop nombreux ! La tolérance, c’est d’accepter tout le monde : les gens obèses, balafrés, complexés en espérant qu’ils se joignent un jour à la gay-pride, mais aussi les bodybuildés-épilés, ou les grandes folles à moitié nues avec une plume dans le cul. Qu’on les aime ou pas, ils existent, et comme pour tout le monde, c’est tant mieux aussi. Et si certains de la "communauté" sont excédés en jugeant que cela donne une mauvaise image de nous, c’est de l’intolérance au meme titre que de juger que les gros-se-s et les pas présentables donnent une mauvaise image. a méditer... Sachez que mon chemin personnel à moi aussi a été long avant de parvenir à accepter cette représentation là (je parle des plumes dans le cul, pas des gros-se-s), car je ne m’y reconnaissais pas du tout. Je suis prof des écoles, je ressemble à n’importe qui, je n’aime pas les boîtes ni la techno, mais j’accepte tout simplement que notre "communauté" est aussi variée que le monde.
Enfin, pour terminer, je voudrais juste réagir sur l’aspect politique de la bisexualité pour certains. Je la comprends tout à fait, mais comme vous parlez sur votre site à plusieurs reprises de "l’homo-normativité", je voulais simplement vous signifier (en tant que lesbienne moi meme) que si certains sont homos au lieu d’etre bi-e-s, ce n’est pas par choix. Pour moi, je vous le dis sincèrement, j’ai une très haute estime de la bisexualité, qui pour moi se rapproche de la perfection de l’humain accompli. Je rêverais, sincèrement, d’être bisexuelle, et de pouvoir dans mes relations amoureuses faire abstraction du biologique. Mais ce n’est pas faute de le vouloir, c’est simplement que je ne peux pas. Je pense que l’hétérosexualité, comme l’homosexualité, présente un blocage envers l’un des deux sexes. Blocage peut-etre pathologique, je n’ai pas honte de le dire, mais qui heureusement n’empêche pas de vivre et n’oblige pas à se soigner. Tout ça pour vous dire : ne considérez pas s’il vous plait l’homosexualité et l’hétérosexualité comme des totalitarismes unisexuels. Vous vous tromperiez, je vous assure... Vous avez une chance inouïe d’etre plus "entiers" que nous, mais tout comme la bisexualité n’est pas récupérable, gardez à l’esprit que l’homosexualité ne l’est pas non plus : on ne devient pas bisexuel juste parce qu’on le veut ; et on n’est pas homo ou hétéro simplement parce qu’on n’est pas ouvert d’esprit.
Ma
Salut,
Allez je me lance dans une réponsse, personnelle au deumerant, puisque personne n’a de mandat pour parler au nom de tout le groupe (je dis groupe, car les bi-zard-e-s ne sont pas une association, dans le sens ou on a pas de status déposés pas de président, etc...) :)
puisque il y a plusieurs parties, je vais donc répondre en plusieurs parties :) et essayer de développer un argumentaire ce qu’il était difficile de faire sur un tract (500 mots au grand maxi et encore 500 mot ca deviens illisible les gens mettent le tract a la poubelle sans lire)
1/ Sur la représentation les L des B et des T Effectivement ces gens la ont le droit de venir a la pride (le contraire serait tout de même inquiétant !), et d’ailleurs une partie y viens, mais elle reste invisibilisée. A mon avis on peut pas vraiment dire que ca soit une question de mauvaise volonté : t’as déjà éssayé de chanter un slogan avec un minimum de contenu quand t’es entouré de camions sonorisés ? on se rend vite compte que c’est pas vraiment possible. D’ailleurs je n’ai même pas entendu les discours des organisateurs (qui ont été faits au micro), a cause des sonos a coté... Bref difficile de faire passer un message ou d’être simplement remarqué quand on est un ptit piéton avec au mieux une pancarte ou une banderolle entouré de grosses sono...
Mais nous sommes dans un pays libre, m’a t’on dit, on donc rien n’interdit d’en avoir une plus grosse qu’eux (de sono bien sur...) sur un camion plus gros... Oui sauf que :
a/ faut avoir les moyens de l’avoir la grosse sono sur un char bien décoré, parce que c’est pas donné... En faisant le choix d’autoriser les camions sono, on fait le choix que se sera les personnes qui en auront seront beaucoup plus visibilisés que les autres (ce qui est le fonctionnement typique du libéralisme au passage) et quand on regardes les chars qui ont défilé cette année, on voit :
1 camionette d’une asso lesbienne AU FOND de la pride
1 camionette d’un asso LGBT qui organisait
Tout le reste était des gros camions de boites/bars commerciaux, gays exclusivement.
b/ A t’on vraiment besoin/envie de sono en manif ? Pour avoir éssayé nombre deux fois les deux configuration, il me semble que dans les manifs sans sono tout le monde chante d’une part, d’autre part tout le monde a le pouvoir de lancer des slogans (ce qui n’est pas le cas quand tu est couvert par une sono qui crie plus fort que toi). Enfin bref pour ma part, c’est beaucoup plus vivant sans sono.
Il y a quelques années, des orgas lgbt militantes avait réussi a faire accepter par le commité d’organisation, malgré la pession exercée par les boites, que les chars ne puisse pas dépasser une certaine taille et une certaine puissance au niveau de la sono, dans un souci que les assos et les boites soient a "égalité". Fachées de ne pas avoir la vedette, les boites ont boycotté la marche cette année la... Il y avais eu un peu moins de monde cette année là, c’est sur, mais c’est la seule année par exemple, ou la question des trans dont on ne parle jamais a pu être visibilisée (le slogant étant "nous sommes tous trans"), les débats autour de la pride ont permis de parler d’une question que l’on aborde jamais (peut etre parce que "cela déteriore l’image de l’homosexualité, comme nous l’on dit un certain nombre de personnes mécontantes cette année la"...)
Par ailleurs, tu disais que les trans, les non-blancs, etc... commencent a venir, ou que c’était a elle qu’il fallait donner le tract car c’est elles qui doivetn venir. Si on regarde l’histoire de la pride, et que le remonte a ses débuts, on se rend compte que ca avais une toute autre tete dans le sens ou justement tout le monde apparaissait, contrairement a aujourd’hui (y avais pas de commerces a l’époque). vu que pas mal de personnes (trans, gouine,s pédés, féministes, etc...) que je connais me disent qu’elles ont fait le choix de ne plus venir, car la pride ne leur offrait plus un espace ou elles pouvent s’exprimer.
Bref oui, l’organisation de la marche est une question politique. Et si seuls ceux qui en ont les moyens peuvent se visibiliser cela résulte pour moi d’un choix délibéré des personnes qui organisent la marche. (ce serait un comble de dire que s’est de la fautes des personnes invisibilisées si elles le sont)
Sur l’invisibilisation des bi-e-s. Certes c’est pas marqué sur le front quand on est bi-e. Par contre elle apparait clairement sur les slogans, et les banderoles qui pour la plupars ne parlent que des homosexuels (il est plus correct de nommer gays et lesbiennes séparément car quand on dit homosexuel, cela renvoie pour 90% des gens a une image masculine d’après une étude), et pas de trans et de bi-e-s.
2/ Sur la question du vote, la question n’était pas tant pour notre tract de se positionner contre le vote mais contre le choix d’appeller a voter, ce qui est différent :)
personnellement je ne sais pas ce que je ferais en 2007, meme si je pense que je ne vais pas aller voter. Là on va surement me répondre quelque chose du genre, voter ca a un impact sur la vie politique, et je suis d’accord, mais le taux de participaion aux élections est aussi une source de légitimité pour le pouvoir en place (c’est inscrit noir sur blanc dans le droit internationnal). Voter comme ne pas voter a pour moi des conséquences dans tous les cas et pour moi le débat reste entier. Par contre je m’oppose aux appels a voter qui se gardent de dire "ok, cela a aussi des effets pervers", et aux discours républicains culpabilisateur vis a vis des personnes qui ne votent pas, car ne pas voter est pour moi un choix aussi murement réfléchi que le fait de décider a voter pour tel ou tel parti. Mon bulletin de vote m’appartien, ne pas le mettre dans l’urne est une facon de l’utiliser comme une autre, et les organisateurs de la pride n’ont pas pour a dire aux gens quelle utilisation de leur bulletin ils doivent faire.
Mais au dela de ca, il me semble surtout qu’il y avais des choses plus importantes que le vote. Je suis d’accord quand tu dis que la politique c’est la gestion de la cité au quotidien, pour moi cela va bien au dela du fait de mettre un bulletin dans une urne tous les 5 ans. j’aurais préféré un slogan qui apelle a résister a l’homophobie en luttant tous les jours (et libre aux gens de voter ou non selon si cela leur semble intéligent) qu’un slogan qui apelle a déposer un bulletin dans une urne.
Il ne s’agit pas pour moi de dire que tous les politiciens sont pourris. Pour moi même la personnes la plus honnète et la plus progressiste du monde ne pourrais changer grand chose une fois au pouvoir (car etre au pouvoir c’est plein de contrainte aussi, notement au niveau des concessions qu’il faut faire si l’on veut y rester) si elle n’était pas appuyée par une lutte a la base dans le rue, de même, un gouvernement comme le notre ne peut pas faire passer n’importe quoi du fait de la pression que la rue exerce sur lui . les manifs du primtemps en sont un bon exemple, tout comme les horreurs qu’ils voudraient bien passer mais qu’ils ne peuvent pas car "les francais ne sont pas prets" (sous entendu "si on fait ca, tout le monde sort dans la rue"). C’est pourquoi pour moi il est plus important de lutter dans la rue que de voter.
Par exemple sur l’histoire de mitérand qui a fait retirer l’homosexualité des maladies mentales, il y a matière a débattre, car :
Les psy ont d’affilé cré une nouvelle maladie mentale du doux nom de dysphorie de genre, c’est a dire le fait de ne pas avoir un comportement masculin pour un homme et féminin pour une femme, releguant tout dépassement de la domination masculine au rang de maladie mentale :)
Rien ne prouve que ce n’est pas les luttes LGBT qui sont a l’origine de ce retrait et que la droite n’aurait été obligé de faire de même, meme si elle aurait peut être résisté plus longtemps...
Le PS a aussi fait son lot horreurs pour les LGBT (par exemple lire : Au Parti Socialiste, "l’Europe sociale" n’a que faire des droits des femmes et des LGBT )
Le passage de la gauche au pouvoir correspond aussi a un gros creux dans le mouvement militant, dont on est toujours pas sortis d’ailleurs, et il est possible de se demander si cela n’est pas du au fait que, faisant confiance aux PS (parait que y avais comme un air d’utopie dans l’air le jour ou mitérand a été élu), les gens n’ont pas déserté les rues, avec les consséquences en termes de regression sociale que l’on connait aujourd’hui.
Sur l’homonormativité, je ne pense pas qu’aux bi-zard-e-s on pense qu’une sexualité vaille mieux qu’une autre ou permette plus qu’une autre d’envisager l’autres (ou les autres) selon sa personne et non en tant qu’homme ou femme. (le coup de dire que la bisexualité c’est la perfection, c’est un coup de provoc). Par contre je pense qu’il est important de dire pourquoi la bisexualité est politique pour nous et pourquoi on la concoit comme un outil de déconstruction du genre car les gays et les lesbiennes ont dévloppé tout un lot de théories sur en quoi être gay ou lesbienne était politique, et en quoi cela permetais de déconstruire les genres et que l’on nous reproche entre autres que la bisexualité, ce n’est pas politique. Après démontrer que la bisexualité est politique ne veut bien sur pas dire qu’une sexualité n’est pas mieux qu’une autre, si on a donné cette impression là, excuses nous ce n’étais pas le but.
voila, c’était pour apporter quelques réponsses, et j’attend moi aussi la tienne. :)
@ bientot